Prix des Auteurs de l'Année 1991, Prix des Arts et Lettres de France 1993 et 2008, Prix de la Ville de Versailles 1993, Prix de la Ville de Rouen 2008.
DERNIERE MISE A JOUR : le jeudi 19 novembre 2009. Rubrique(s) récemment modifiée(s) : Mes lectures actuelles
L'AUTRE INFO du jeudi 19 novembre 2009 : Je ne me reconnais plus dans le foot que j'ai tant aimé ! Après la "main" de Thierry Henry, j'ai éteint la TV. A présent, les commentaires fusent. Parfois nauséabonds : "Tous les Français...", "Tous les blacks...", etc. Je refuse ces amalgames. Arsène Wenger, un entraîneur français en Angleterre, a montré un fair-play immense en demandant qu'un match soit rejoué car ses joueurs avaient manqué d'éthique.
L'AUTRE INFO du samedi 14 novembre 2009 : Plus de 200 personnes dans la Salle gothique de l'Hôtel de Ville de Bruxelles pour ma conférence "Les 7 Mystères de Bruxelles" organisée par le Lion's de Laeken et, surtout, une très imposante recette au profit de l'association "Le 8e Jour". Merci à tous !
NOUVEAU !!! VIDEO de mon émission "Spéciale Belgique et France Mystérieuses" (RTBF et TV5 Monde)
L'AUTRE INFO du mardi 27 octobre 2009 : Je vous invite à ma conférence "Les 7 Mystères de Bruxelles", ce vendredi 13 novembre 2009, 20 h, Salle gothique de l'Hôtel de Ville de Bruxelles, au bénéfice de l'association "Le 8e jour". Informations (réservation obligatoire) : site web officiel de cette association.
L'AUTRE INFO du vendredi 9 octobre 2009 :
« L’Autre France » sur Fréquence Terre
(web Radio France),
chronique de Pierre GUELFF
sur base de « France Mystérieuse, Insolite et Sacrée » (Editions Jourdan)
Programme
(Directs le mercredi à 11 heures
+podcasts+articles)
Mercredi 4/11/2009 : Le Puy-en-Velay : La Pierre des Fièvres
Mercredi 11/11/2009 : Aubrac : Un lieu d’horreur
Mercredi 18/11/2009 : Carnac : Une religion secrète
Mercredi 25/11/2009 : Clos de Vougeot : « Jamais en vain, toujours en vin »
Mercredi 2/12/2009 : Cluny : Prière, travail et sacrilège
Mercredi 9/12/2009 : Orléans : La légende de la Bête
Mercredi 16/12/2009 : Paris : Belle et immortelle
Mercredi 23/12/2009 / Paris : Allégorie alchimique
Mercredi 30/12/2009 : Paris templier
L'AUTRE INFO du mercredi 30 septembre 2009 :
« France Mystérieuse, Insolite et Sacrée »
En tête du Top 5 des meilleures ventes d’ouvrages diffusés par les PUF (Presses Universitaires de France).
Classé parmi les « meilleures ventes » par FNAC France et catalogué « d’agitateur de curiosité » !
L'AUTRE INFO du mardi 29 septembre 2009 : Me voici devenu "agitateur de curiosité" grâce à la FNAC !
L'AUTRE INFO du lundi 21 septembre 2009 : Après une tournée "promo" en France (dédicaces au Salon du Livre de Nancy, diverses interviews et rencontres, dont celle avec Miss Cannes...), retour à l'écriture avec "Sur les pas des francs-maçons" (pour mars 2010).
Dédicaces, Rencontres littéraires, Salons et Foires du Livre…
- Le vendredi 13 novembre 2009 : conférence « Bruxelles mystérieuse » à l’Hôtel de Ville de Bruxelles.
- Mars 2010 : Foire du Livre de Bruxelles.
- Mars 2010 : Salon du Livre de Paris.
- Avril 2010 : 13e Fête du Livre d’Autun (Bourgogne).
- Pentecôte 2010 : Café littéraire lors du Week-end du Livre et du Papier au Village du Livre de Redu.
Chroniques radiodiffusées et télévisées
- RTBF-TV : "La Une" et TV5 Monde :
"Spéciale Belgique et France Mystérieuses", le samedi 24 octobre 2009 à 13 heures 35 à la RTBF et les 26, 27, 28 et 29 octobre, également à 13 heures 35. TV5 Monde : la semaine suivante, sans oublier une dizaine de diffusions sur RTBF Sat :
- « Arbres sacrés et magiques »
- « Les Bâtisseurs de cathédrale » (à Avioth dans le cadre de mon ouvrage « France mystérieuse, insolite et sacrée »
- « Sites insolites»
- "Sites mystérieux"
Sur "Fréquence Terre" (web Radio France) et un consortium de radios FM en France :
"L'Autre France"
Sur "Fréquence Terre", chaque mercredi à partir de 11 heures, puis podcasrs et articles sur le site :
Le consortium comprend : Radio Lorraine, Lyon 1ère, Radio Verdon, Fréquence Terre, RNB (Nord Bretagne), Tonic FM (Picardie), Radio BPM (Mantes-la-Jolie), Radio Intensité (Chartres), Radio Laser (Rennes), RVI FM (Radio Vallée de l’Isle)…, soit quelque 2 millions d'auditeurs/mois.
Mercredi 4/11/2009 : Le Puy-en-Velay : La Pierre des Fièvres
Mercredi 11/11/2009 : Aubrac : Un lieu d’horreur
Mercredi 18/11/2009 : Carnac : Une religion secrète
Mercredi 25/11/2009 : Clos de Vougeot : « Jamais en vain, toujours en vin »
Mercredi 2/12/2009 : Cluny : Prière, travail et sacrilège
Mercredi 9/12/2009 : Orléans : La légende de la Bête
Mercredi 16/12/2009 : Paris : Belle et immortelle
Mercredi 23/12/2009 / Paris : Allégorie alchimique
Mercredi 30/12/2009 : Paris templier
Films…
- En septembre 2009 : en tant qu’acteur dans la fiction « Atmosphère en images » sur Canal+ Planète.
A très bientôt, donc, le plaisir de vous y rencontrer !
Tel est le titre du remarquable ouvrage de Jean-Michel Guenassia aux Editions Albin Michel, dont voici quelques extraits qui méritent, selon moi, réflexion :
- Qu'y a-t-il de pire que de faire le mal quand on voulait faire le bien ?
- Le mot camarade a un sens. Ce sont les hommes qui sont mauvais.
- Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal.
- La démocratie est une supercherie inventée par la bourgeoisie pour diriger en permanence le système.
« Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence. »
Elie Wiesel (Nobel de la Paix 1986)
A propos de mon ouvrage « Le Petit Livre de la Sagesse et de l’Esprit maçonniques » dans l’émission « Cocktail Curieux » sur « La Première » à la RTBF-Radio :
Alfonza Salamone (RTBF) : « Le Petit Livre de la Sagesse et de l’Esprit maçonniques », publié aux Editions Jourdan, est un livre qui se présente sous forme d’agenda, un calendrier perpétuel pourrait-on dire, puisqu’il n’est pas marqué de l’année 2009, donc on peut l’employer quand on veut. Il reprend des déclarations ou des citations maçonniques, alors, Pierre Guelff, une première réflexion : pourquoi n’a-t-on jamais autant parlé de la Franc-Maçonnerie qu’aujourd’hui ? Le secret qui l’entourait n’a plus de raison d’être ?
Quel secret maçonnique ?
Pierre Guelff : Le secret est propre à chaque personne qui vit la Franc-Maçonnerie. Quel est le secret maçonnique ? Le pasteur Tydeman a dit ceci : « Le secret maçonnique c’est comme vouloir expliquer les joies de la maternité à une vieille fille. La Franc-Maçonnerie est donc comme une maternité : elle doit être vécue pour être comprise. »
Alfonza Salamone : Vous citez Christian Jacq dans votre préambule pour qui le grand secret de la Franc-Maçonnerie est celui de la signification profonde de ses symboles, mais on a quand même l’impression que depuis quelques temps, notamment avec cette grande exposition qui a eu lieu de septembre à décembre (« Sous l’Equerre et le Compas, la Franc-Maçonnerie se dévoile » à Alleur-Ans), qu’il y a un gros effort de communication et d’ouverture de la Franc-Maçonnerie, en tout cas en Belgique.
Pierre Guelff : Oui, et à mes yeux c’est d’ailleurs indispensable ! Je suis franc-maçon depuis plus de vingt ans et je me suis toujours déclaré en tant que tel. Si je peux comprendre que des Sœurs et des Frères désirent rester tout à fait anonymes, nous sommes dans une période d’ouverture et la plus belle à laquelle j’ai assisté en Belgique ces derniers temps, c’est à la Foire du Livre, l’année dernière, avec un dialogue entre le Grand Maître du Grand Orient de Belgique et Monseigneur Danneels.
Alfonza Salamone : A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser à titre personnel à la Franc-Maçonnerie ?
Pierre Guelff : J’ai été contacté par un franc-maçon qui, voyant comment je vivais, à dit que je pouvais éventuellement rentrer dans cette grande fraternité. J’ai mis cinq ans avant de faire un choix et je n’ai d’ailleurs pas rejoint son obédience, j’en ai choisi une autre plus adaptée à mon besoin de spiritualité humaniste avec beaucoup de symbolisme.
Spiritualité, un mot banni ?
Alfonza Salamone : Il y a un mot que vous venez d’employer : spiritualité. Les profanes, comme vous les appelez, auraient plutôt tendance à penser que c’est un mot qui est banni du vocabulaire maçon…
Pierre Guelff : Pas du tout ! Il y a 20%, peut-être, de francs-maçons qui rejettent une croyance au Grand Architecte de l’Univers. Celui-ci… on peut lui mettre le nom de Dieu, de Puissance…, moi, je mets celui d’Energie. Dans beaucoup de loges, il y a un livre sacré, qui peut être la bible. Il ne faut pas oublier que la Franc-Maçonnerie opérative remonte à mille ans avant Jésus-Christ et que les plus beaux descendants en sont les Constructeurs de cathédrales et, en 1717, il y a eu la Franc-Maçonnerie spéculative, que nous connaissons maintenant, et qui a d’ailleurs été créée par un pasteur.
Alfonza Salamone : Votre « Petit Livre de la Sagesse et de l’Esprit maçonniques », qui reprend des citations maçonniques sous la forme d’un calendrier perpétuel, en comprend 530 exactement. Comment avez-vous opéré votre choix ? Cela a dû être difficile, non ?
Pierre Guelff : Tout choix est toujours difficile, mais il fallait faire un tri dans ceux que l’on dit francs-maçons et ceux qui ne le sont pas. Je prends Baden Powell dont le rituel scout est un rituel maçonnique, comme il n’y a pas de certitude qu’il soit franc-maçon, j’ai préféré le laisser de côté. D’autre part, vous pourriez-me dire : « Et Dante que vous citez, était-il franc-maçon au XIIIe siècle ? » Il existe une Loge Dante dans laquelle on répercute des pensées profondes de Dante, donc j’ai placé une ou deuxde ses déclarations dans mon livre. Tous les autres… c’est une compilation, de la recherche, et, bien entendu, des rituels que j’ai lus ou que je pratique depuis plus de vingt ans.
Et les femmes ?
Alfonza Salamone : Et les principes aussi !
Pierre Guelff : Bien entendu !
Alfonza Salamone : Comme celui du 15 janvier : « Aime les bons, plains les faibles, fuis les méchants, mais ne hais personne. » C’est un des fondements de la Franc-Maçonnerie ?
Pierre Guelff : Ces préceptes sont universels, ils traversent le temps et l’espace et, si je crois que l’homme reste homme, ces préceptes resteront !
Alfonza Salamone : Parmi les auteurs que vous citez, il y a quelques femmes…
Pierre Guelff : Oui !
Alfonza Salamone : Quelques… quelques…
Pierre Guelff : … ou bien, elles ne se dévoilent pas autant que les hommes… et puis, il faut reconnaître une chose, il y en a moins, ensuite, elles sont arrivées bien plus tard en Franc-Maçonnerie. Mais, j’ai quand même tenu à souligner des figures marquantes…
Alfonza Salamone : … effectivement !
Pierre Guelff : …des maçonnes qui ont dû se battre… c’était un véritable combat pour pouvoir rentrer dans cette vénérable société initiatique.
Alfonza Salamone : Je rappelle que votre ouvrage « Le Petit Livre de la Sagesse et de l’Esprit maçonniques » a été publié aux Editions Jourdan. Merci beaucoup d’en avoir parlé !
Dans quelques mois, les Editions Jourdan publieront mon nouvel ouvrage sur la Franc-Maçonnerie.
En voici le projet d'introduction :
Une véritable richesse
Il y a quelque trois siècles, la Franc-Maçonnerie dite « moderne », venant d’Angleterre, a commencé a essaimé en France. A peu près à la même époque, elle s’est implantée en Belgique, du moins sur un territoire proche de celui que nous connaissons à l’heure actuelle. En somme, la Franc-Maçonnerie belge est beaucoup plus ancienne que la Nation elle-même !
Un peu plus tard, quelques Anglais et Genevois formèrent une Loge en Suisse, alors que la Franc-Maçonnerie fit son apparition au Duché de Luxembourg en 1770, sous une forme mi-militaire mi-civile.
La diversité de la Franc-Maçonnerie française, belge, suisse et luxembourgeoise (*), est une véritable richesse qui, depuis trois siècles, donc, propose, certes un tronc commun, mais aussi de nombreux courants : anciens, modernes, matérialistes, spiritualistes, unisexes, mixtes, réguliers, irréguliers…
Cet ouvrage se veut une pierre ajoutée au grand édifice de cette vénérable société initiatique et une ouverture supplémentaire vers le monde profane. Une pierre qui, néanmoins, a une spécificité : elle a été façonnée sur le « terrain » (d’où, des sujets principalement dévolus à la France et à la Belgique, car l’auteur y excelle) et pas exclusivement dans des cénacles.
Cet ouvrage se veut, encore, tout aussi modestement, un carrefour d’idées, un peu comme celle émise par Michel Mamine, chroniqueur au magazine « Initiations », qui y aborde le mot « sacré » :
« (…) Les cultures traditionnelles nous offrent, dans la plupart des cas, des textes sacrés, une langue sacrée, des nombres sacrés, des alphabets sacrés, des objets sacrés, des rites sacrés.
N’en serait-il pas de même en franc-maçonnerie ? Ne pourrait-on pas proposer de réserver justement le mot sacré à la franc-maçonnerie, pour le remplacer dans les religions par consacré, saint ou sanctifié ?
Quid du substantif « sacrement » directement apparenté à sacré, mais qui n’est jamais employé en franc-maçonnerie ?
Qu’il est difficile de retrouver ses petits entre monde profane et monde sacré !
(…) Le sacré n’est pas seulement ce qui procède d’un Dieu, mais ce qui élève l’Esprit au-dessus de la matière.
(…) Ce sacré est choisi par l’Initié, et non imposé par un dogme.
(…) Pour nous (les francs-maçons) le sacré, c’est l’Homme, l’Humanité, et non un principe religieux révélé autre que l’Homme. »
(*) Sans omettre la Franc-Maçonnerie anglo-saxonne, italienne, espagnole, scandinave…
En voici, aussi, un autre aperçu...
La Flûte enchantée :
« La femme a droit à la même initiation que l’homme ! »
Conclusion extraordinaire de la part de Gilles Remy, musicologue au Conservatoire de Mons, lors d’un séminaire au CIERL (Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité à l'Université Libre de Bruxelles) consacré à « La Flûte enchantée de W.W.Mozart ».
« Mozart a musicalisé le symbolisme et c’est dans cette voie que je vais vous entretenir », déclare d’emblée le conférencier.
Contexte historique
« La Flûte enchantée » est le testament philosophique de Mozart, qui a tenu un rôle dans la Franc-Maçonnerie. Il fut initié en 1784 à la « Bienfaisance » et il doit une grande partie de sa carrière à Joseph II, ce dernier ayant joué aussi un grand rôle dans la Franc-Maçonnerie (regroupement de certaines Loges). De plus, il n’a pas répercuté la bulle papale excommuniant les catholiques appartenant à la Franc-Maçonnerie alors que l’Autriche était fort catholique à l’époque.
La Franc-Maçonnerie fut néanmoins malmenée sous François II et elle a vécu des années noires.
Genèse et sources
Pourquoi un opéra maçonnique ? Il y a une orientation, petit à petit, dans l’œuvre de Mozart mais avec « La Flûte enchantée » il s’agit d’un plaidoyer extra-muros pour la Franc-Maçonnerie : « Que le préjugé lance son blâme contre nous, la vérité et la raison le déchirent comme elles feraient d’une toile d’araignée. Ils n’ébranleront jamais nos colonnes. »
Créée en 1791 au théâtre « Auf der Wieden », « La Flûte enchantée » est une œuvre maçonnique de Frères dont « le livret a été pensé par le « divin » Mozart ».
« La Flûte enchantée »est le prototype de la réunion de ce qui est épars. A savoir : de l’opéra (chant) et de la comédie (jeu), alors que la Nature côtoie l’Architecture.
Sur le plan des décors, on trouve la lune, la voûte céleste, le frontispice de la partition montre un chemin qui conduit à un temple, une truelle, un sautoir, l’ankh, une étoile…, on distingue le jeu entre l’ombre et la lumière.
S’agit-il de féérie maçonnique ? Goethe (également franc-maçon) était fasciné par « La Flûte enchantée » : « Il faut plus de savoir pour reconnaître la valeur de ce livret que pour la nier. (…) Il suffit que la foule prenne plaisir à la vision du spectacle : aux initiés n’échappera pas, dans le même temps, sa haute signification. »
Symbolisme
Celui du nombre 3 : les trois dames (de la nuit), les trois garçons (messagers), les trois esclaves…
« Quant au symbolisme musical, il faut savoir que Mozart est dans le prolongement de JS Bach. Rigueur, évocation de la lumière, architecture, gradation (élévation), silence (« On est dans un autre monde »), universalité… »
Fonctions : c’est la spiritualité par la musique, celle qui guide nos pas. Symbolisme de la flûte liée aux quatre éléments : la flûte fabriquée en bois d’un chêne millénaire, elle est dorée (représentation symbolique de l’or, d’où le domaine de l’alchimie), fabriquée à la faveur d’un orage, d’où de l’eau, et qui produit de l’air par le souffle (« L’âme qui élève l’esprit »).
« Cette flûte a plus de prix que l’or et les couronnes car elle accroît la joie et le bonheur des hommes. »
Rôle de la musique : « Transformer les passions des hommes, de rendre joyeux le mélancolique, amoureux le misogyne. »
Cheminement initiatique
Pour ce faire, analyse de la scène des deux hommes en armure (les Surveillants ?), influence de la musique de Bach, rituel de passage, aspect procession ou marche… :
« Quiconque fera cette route seul, et sans regarder derrière lui, sera purifié par le feu, l’eau, l’air, la terre ; et s’il peut vaincre la frayeur de la mort, il sortira du sein de la terre, il reverra la lumière, et il aura droit de préparer son âme à la révélation des mystères de la grande déesse Isis. »
(…) Pamina et Tamino sont amoureux, mais il y a de solides embûches sur leur chemin…
C’est Pamina qui conduit Tamino et demande que la flûte protège leur route. Ils marchent sans peur à travers les ténèbres…
Tamino joue à nouveau de la flûte : « Nous sommes passés à travers les flammes… »
Il rejoue… « ô Dieux ! Quel instant suprême. Victoire ! Victoire ! Nobles époux… Venez, vous pénétrez dans le temple… »
Liberté, égalité, fraternité et mixité
« La Flûte enchantée » est aussi la valorisation du « féminin » par Mozart et donne une dimension d’égalité entre les hommes et les femmes. La femme a droit à la même initiation que l’homme ! », selon Gilles Remy.
Selon une lettre de Constanze, l’épouse de Mozart, ce dernier avait l’intention de fonder une Loge ou une Obédience ou un groupe de mixité maçonnique.
« Toute l’œuvre de Mozart a pour valeurs : Liberté, Egalité et Fraternité », a conclu le conférencier.
A paraître...
"Sur les traces des Maçons" : en 2010 (voir ci-dessus).
Portraits de générations et chroniques de différentes époques (de 1952 à 1980) forment une sorte de roman de « terroir » dans cet imposant ouvrage (plus de 750 pages) « Le Club des Incorrigibles Optimistes » de Jean-Michel Guenassia aux Editions Albin Michel.
Ici, pas de village provençal, de région agricole périgourdine, de saga familiale dans les vignes ou les landes, mais, une histoire où « l’authenticité souffle sur toutes les pages » et qui se déroule principalement au cœur de Paris, plus particulièrement du côté du Jardin du Luxembourg et de sa célèbre fontaine de Médicis (photo), au Quartier Latin...
D’un autre côté, il y a également des faits historiques (surtout à l’Est) qui se coupent et s’entrechoquent dans un bistrot du quartier Denfert-Rochereau : Lénine, Staline, Sartre («… un sale con et révolutionnaire de salon, mais un homme généreux… »), Kessel, le Rideau de Fer, la Guerre d’Algérie, Noureev…
La trame de ce roman, que je classe donc de manière tout à fait subjective dans la catégorie des romans « historiques », est magnifiquement menée et se déroule comme un véritable thriller où l’aspect humain est omniprésent.
Assurément, ce premier livre de Jean-Michel Guenassia est remarquable et aurait mérité un « grand » prix littéraire.
J’ai noté des dizaines de passages particulièrement succulents, édifiants... En voici quelques-uns afin de mieux planter le décor :
- Hurler avec la meute. Mépriser les martyrs. Nier la vérité. Ce n’est pas être complice ?
- Quand on naissait ouvrier, on était communiste, quand on naissait bourge, on était de droite. Surtout, pas de mélange. La compromission, c’était les socialos.
- Lire et aimer le roman d’un salaud n’est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c’est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal. Je n’ai pas envie de serrer la main d’Hergé mais j’aime Tintin.
- La démocratie est une supercherie inventée par la bourgeoisie pour diriger en permanence le système.
- Tu es et tu resteras toujours une petite bourgeoise moraliste. Comme Camus. Toi, tu es et tu resteras toujours un petit con prétentieux. Comme Sartre.
- C’est l’inconvénient de la psychanalyse, quand on connaît l’origine du problème, ça ne le résout pas.
- Le respect, c’est ce que la bourgeoisie a inventé pour arriver à ses fins.
- Comment progresser quand le professeur n’a pas compris la leçon ?
- On ne vit bien que dans l’oubli. Les gens heureux oublient.
- Quand on a fait une connerie, on ne la rattrape jamais. Il faut aller jusqu’au bout en espérant qu’on aura un peu de chance pour s’en sortir. Sinon, tu payes deux fois. Pour la connerie et pour avoir essayé de t’en sortir.
- Les seuls amis qui ne te trahissent pas sont ceux qui sont morts.
- Quand on ramasse des diamants à la pelle, ils n’ont aucune valeur : c’est du charbon.
- Seuls les amnésiques n’ont pas de regrets.
(Rubrique de fin octobre 2009)
La terre et le moulin
« La terre et le moulin », un roman de Georges Coulonges paru aux Editions Pocket, est l’histoire familiale et rurale assez classique du fermier qui décède et qui laisse femme et enfant(s), généralement éplorés, mais, aussi la ferme et le cheptel.
Dans le présent ouvrage, l’enfant est Marie-Paule, jeune, jolie, assez taciturne, au caractère bien trempé.
Dans le village du Quercy, les spéculations vont bon train : il faudrait la marier à un gars du village, les deux femmes vont-elles revendre la ferme ?
A vrai dire, Marie-Paule va choisir Pierre, également un gars de la terre, mais un « étranger » au village puisqu’il habite à une soixantaine de kilomètres !
Néanmoins, le couple va tenter de gérer les deux fermes : celle de Marie-Paule et de sa mère, celle de Pierre et de son père.
Les spéculations reprennent : ces jeunes tiendront-ils le coup ? La mère veuve et le père veuf, cela ne formerait-il pas un nouveau couple dans le fond ?
Puis, survient la mort de la mère veuve, une séparation (temporaire ?) entre Marie-Paule et Pierre, un mariage…
Bien sûr, je ne vais pas dévoiler la suite de cette histoire, en revanche, voici quelques phrases afin de mieux l’illustrer et donner le ton de cette saga que l’on peut situer dans les années 1960 :
« On a beau avoir plus de terre, on sait bien qu’un jour elle tombera sur nous. »
« Le grand-père sursaute. Ce n’est pas la première fois qu’il s’accroche avec son petit-fils. Expérience contre franc-parler. »
« Une rencontre au bout d’un chemin, un soleil sur une jupe et on a vite de l’herbe dans le dos. »
« C’est un peu bête de planter des arbres quand on n’a pas d’enfants. (…) Si on pensait toujours qu’on n’a pas d’enfants, on ne ferait rien, on n’entreprendrait rien. »
« Les convictions montent lorsque les verres descendent. »
« Si les pauvres mortels que nous sommes n’éprouvaient pas une spontanée envie de rire lorsque leur prochain tombe dans l’embarras, la religion n’aurait plus aucun sens. Pis : elle n’aurait plus d’utilité. »
« Le péché… c’est de ne pas se réjouir du bonheur des autres. »
« Les yeux fermés voient clair dans le passé. »
« Répéter un mensonge, ça n’en fait pas une vérité. »
(Rubrique de la mi-octobre 2009)
La petite école dans la montagne
Personnellement, je ne garde pas un souvenir ému de mon passage à l’école primaire, étant même obligé de recommencer ma… première année ! Motif invoqué : « Il est encore trop jeune ». Bof !
N’empêche, j’apprécie beaucoup les ouvrages où il est question de ces instituteurs du début du XXe siècle, ceux qui représentaient la République, la laïcité…
Ils font partie intégrante d’une sorte de mémoire collective, en somme.
Généralement, cela sent bon les us et coutumes de naguère, les aléas, aussi, la frontière qui était tracée au milieu d’une rue de village dont le bistrot était le quartier général, sans oublier le maire et le curé, piliers de la vie quotidienne rythmée par les fêtes religieuses.
J’avais aimé « Nounou » de Michel Jeury, j’ai également apprécié « La petite école dans la montagne » (Editions Pocket), même si la fin est dramatique, de l’histoire de cette institutrice des filles et de cet instituteur des garçons dans ce même village de la Loire, tous deux célibataires aux caractères bien trempés.
Une histoire qui tournera autour de Colinet, un petit berger orphelin, pauvre et intelligent tout désigné pour réussir son certificat d’études.
Et puis, il y a ces petites phrases et citations que je relève pour donner le ton :
. « Répandre l’instruction est le premier devoir d’un peuple qui veut rester libre. »
. « L’école buissonnière est l’école du mensonge et du vice. » (Maxime de morale et de discipline écrite sur un carton et fixée à un mur de la classe).
. « Homme sans femme, cheval sans bride. Femme sans homme, barque sans gouvernail. Amour au cœur, éperon au flanc. Coup de pied d’ânesse ne blesse pas l’âne. Un cheveu de femme tire plus qu’une paire de bœufs… »
Et, cette conclusion fortement prémonitoire, selon moi :
« Mais quand pourra-t-on dire la vérité ? Jamais tant que la société sera ainsi dominée par la religion, même la religion laïque. »
(Rubrique de fin septembre 2009)
Les Vendanges de Lison
« Les Vendanges de Lison » de Philippe Lemaire aux Editions De Borée, c’est quelque 370 pages d’une histoire de terroir qui fait vibrer le lecteur et le tient en haleine de manière fort subtile.
Lison est une jeune et jolie fille qui, au travail familial ingrat de la vigne, préfère Paris et le théâtre. Ce qui n’a pas l’heur de plaire à ses parents : « Mais comédienne, ce n’est pas un métier ! C’est une occupation de gourgandine. Qu’est-ce qu’on va devenir ? ».
Un jour de vendange, le père s’effondre, foudroyé par une attaque cardiaque en plein travail. La mère est alors aux prises avec un nanti-arriviste qui veut lui racheter les vignes, celles qui donnent le meilleur vin de toute la région.
Lison finit par se rebiffer : « Vendre la vigne, c’était trahir son père. (…) Tout son être s’était révolté à l’idée qu’on puisse effacer d’un coup la trace de toutes ces vies silencieuses qui avaient peiné à pétrir cette terre, ces roches, pour en faire jaillir de la vigne. »
Je ne vais pas révéler la suite, que l’on devine, bien que…
En revanche, comme d’habitude, j’ai relevé quelques phrases qui m’ont interpellé :
« La mort d’un proche, c’est d’abord quelque chose qui vous isole des autres. »
« Les repas d’enterrement finissent toujours par ressembler aux banquets de mariage. »
« Acheter une voiture française, c’est lutter contre le chômage » (l’histoire se situe au début des années 1930)
Dans la bouche de l’arriviste-nanti qui aime afficher sa réussite sociale : « Il faut montrer l’or qui brille à son gilet. »
Assurément, cette phrase était prémonitoire avec la période bling-bling que nous vivons…
Ceci dit, non seulement j'ai découvert une maison d'édition où le terroir fait partie intégrante de la ligne éditoriale, mais, aussi, un auteur qui apporte à cette dernière tout son immense talent de raconteur
(Rubrique fin septembre 2009)
La liberté sur la montagne
J’ai retrouvé avec plaisir Georges Coulonges dans ce beau roman « La liberté sur la montagne » (Editions Pocket), après avoir apprécié, entre autres, « Ma communale avait raison ».
Bien entendu, je ne vais pas raconter l’issue de la longue escapade d’une jeune bergère des Pyrénées qui, un peu lasse de se trouver dans un monde dur et rude – sauf son papy (pépi) tout attentionné à son égard, et c’est réciproque – décide d’emboîter le pas de colporteurs. Des pas qui l’emmènent jusqu’à Paris.
Outre, la découverte du milieu (le mot est choisi) des vendeurs itinérants, cet ouvrage est empli de ces petites touches « de terroir » que j’apprécie tellement :
« Qu’a fait ton curé depuis qu’il est là ? Il a placé des croix sur les rochers miraculeux, sur les fontaines guérisseuses. Il a transformé les menhirs en oratoires où l’on se rend en pèlerinage tous ensemble ! Il accapare tout ! »
Il y a, aussi, la sagesse du papy qui s’adresse à sa petite-fille :
« Laisse-moi parler. Moi, je n’ai pas besoin de tes paroles. Je les connais. Tu mérites des reproches ? Ne me les demande pas. Tu es assez grande pour te les faire toi-même ! Ils seront meilleurs que les miens qui te trouveraient l’excuse de la jeunesse alors que, si je te connais bien, les tiens en auront l’intransigeance. »
Et puis, comme le veut une sorte de tradition dans mes chroniques, je relève l’une ou l’autre citation :
. « Je ne sais pas ce qu’est l’honneur des hommes. Ce que je sais seulement, c’est que leur déshonneur s’appelle le mensonge. »
. « Dire le péché, jamais le pécheur. »
. « La parole vaut l’homme ou l’homme ne vaut rien. »
. « Chaque heure m’a appris à vivre. Mon heure dernière m’apprendra à mourir. »
. « On dit l’intime à qui l’on donne l’estime. »
. « Il faut vivre le mal pour avoir envie de faire le bien. »
(Rubrique mi-septembre 2009)
La dame des Forges
Cet ouvrage, « La dame des Forges » (Editions Pocket) de Nathalie de Broc, a beau être un roman de terroir, un genre fort méprisé par une certaine intelligentsia salonnarde,il n’empêche que le récit est poignant, choquant, voire révoltant.
Bien sûr, il y a la mort de l’épouse d’Adrien et de leur enfant, en un temps – au milieu du XIXe siècle – où la médecine ne pouvait rien, ou, alors, si peu, face aux complications d’une maternité difficile.
Bien sûr, le monde ouvrier, donc celui d’Adrien, n’était que sacrifices et souffrances, abnégation et fatalisme.
Mais, il y a surtout le propriétaire des Forges d’Hennebont, en Bretagne, un certain Eylau de Kerviléon, patron omnipotent, terrifiant d’inhumanité, même avec ses proches, surtout avec son personnel qu’il fait trimer de 7 heures du matin à la tombée de la nuit, parfois jusqu’à 22 ou 23 heures, dans des conditions de sécurité et d’hygiène atroces.
Pire, il triche même sur leur salaire, profitant de sa mainmise sur un monde laborieux pliant l’échine pour tenter de ne pas crever de faim.
Ce patron-voyou a aussi eu le culot de dire : « Dieu a mis les pauvres sur la terre pour que les riches aient l’occasion d’exercer la charité chrétienne », alors qu’il avait volontairement écrasé avec son attelage l’un de ses ouvriers qui avait osé l’interpeller.
Ouvrier qui décéda de gangrène sans que cela n’émeuve le maître des Forges.
Cette partie de l’ouvrage est en base véridique.
Puis, le roman fait se rencontrer Adrien avec la jolie et sensible Virginie, jeune mariée cocufiée, petite-fille d’Eylau de Kerviléon qui, petit à petit, se rebiffe contre celui qui nommait avec mépris ses ouvriers de « troupeau en sabots ».
De par sa propre volonté, Virginie entre en contact avec ceux qui cohabitent dans des maisons vétustes, dans l’humidité ambiante, au sol de terre battue… Il y a également les haillons des enfants, leurs pieds nus, les grands yeux dans des visages maigres…
Elle est choqué par cette condition, elle qui, sous la coupe de son grand-père, n’avait pas l’autorisation de sortir du domaine familial, donc de se rendre compte du quotidien atroce vécu par les centaines d’ouvriers des Forges, son grand-père détruisant une vie sans état d’âme, sans manifester l’ombre d’un remords, comme « on biffe d’un trait de plume un nom sur une liste d’employés ».
Et, arriva ce qui devait arriver : Adrien l’ouvrier et Virginie, la future patronne des Forges, se rencontrèrent…
Elle est encore choquée quand elle apprend que « la parole d’un ouvrier face à celle d’un patron ne vaut pas grand-chose, aux yeux de la loi. »
Et, elle va agir !
(Rubrique de septembre 2009)
Le sixième crime : Ô suspense !
Le propre d’un roman policier, d’un polar, est de tenir le lecteur en haleine. Avec « Le sixième crime » de Sébastien Fritsch (Editions du Pierregord), croyez-moi, on ne s’ennuie pas à ce niveau-là !
Lex est un talentueux écrivain, « le plus grand romancier vivant sur la terre », qui vit reclus depuis plus de quatre décennies dans un hameau – cinq maisons qu’il occupe toutes à des degrés divers -de la Drôme provençale.
C’est un être mystérieux, car on ne connaît pas son identité réelle, ses idées personnelles, ses sentiments, il ne se confie à personne, jusqu’à l’arrivée d’un membre de la police judiciaire de Lyon qui dit enquêter sur cinq meurtres… inspirés, chacun, par des polars de seconde zone.
Cinq romans noirs ont déjà été mis en scène par l’assassin. Qui sera la victime du sixième crime ?
Avec un petit côté terroir…
Après une superbe description des lieux (j’apprécie ce côté terroir magnifiquement présent tout au long du roman) de l’énigme, celle-ci est d’emblée exposée par le flic à l’écrivain : « Il n’y a réellement que vous, de par votre position à la croisée de ces cinq homicides, qui soyez en mesure de comprendre les motivations du tueur, saisir sa personnalité et donc conduire à son identification. Mais surtout, nul mieux que vous ne saurait deviner quel prolongement ce monstre risque de donner à cette funèbre série. En d’autres termes, vous seul pouvez empêcher le sixième crime. »
A ce moment, on se dit que l’auteur cache mal le final : cela ne peut être que Lex qui est au cœur de l’énigme, voire du quintuple meurtre.
N’avait-il pas déclaré à maints journalistes qui tentaient de lui arracher une confidence : « Je n’ai rien à vous raconter : quand je souhaite m’exprimer j’écris un livre » ?
Et pourtant…
Suspense à toutes les étapes !
Et pourtant, au fil des pages, le doute s’installe grâce à la trame imaginée par Sébastien Fritsch, du grand art ! A ce sujet, le troisième chapitre est un remarquable suspense qui va crescendo, puis, au cinquième chapitre, on découvre une description quasi morphologique de… cinq suspects !
Il y a aussi des dialogues dignes des meilleurs Simenon :
- Croyez-vous que celui qui trucide des jeunes filles de papier et d’encre, n’a pas, au fond de lui, les mêmes abominables pulsions que celui qui égorge des jeunes filles de chair et de sang ?, demande le flic à l’écrivain.
- L’homme n’a pas eu besoin de savoir lire pour savoir tuer.
Pas question, bien entendu, de dévoiler la fin de ce policier, mais, comme à mon habitude en cette rubrique,de proposer quelques citations puisées dans l’ouvrage :
- « Il n’y a pas plus grand affront pour un flic que de se faire piéger par celui qu’il cherche à piéger. »
- « Le métier d’écrivain est d’écrire. S’il expose des idées par oral ou par des actes, il outrepasse ses droits. Aucun autre artisan ne se permettrait cela : le tailleur de pierres n’assemble pas les cercueils et l’ébéniste ne grave pas les pierres tombales, que je sache ? »
- « L’oubli n’est pas un mensonge, même si le mensonge peut parfois aider l’oubli. »
(Rubrique fin aôut 2009)
Une maison dans les arbres
En achetant « Une maison dans les arbres » de Jean-Paul Malaval (Editions Pocket), j’avais pensé retrouver l’ambiance de « La guerre des boutons » puisque la C4 évoquait l’été 1959, un village corrézien, deux bandes rivales de jeunes qui se disputaient…
En réalité,il y a plusieurs romans dans ce roman. Bien sûr, il y a l’histoire de ces deux bandes de jeunes, mais, aussi, surtout, celles d’adultes avec le beau Jess qui travaille sur le chantier (controversé) de la Compagnie des Eaux, et qui tombe amoureux de la splendide Adée, maltraitée par son ivrogne et fainéant de mari, il y a les grands-parents de Cyril, le jeune parigot-tête-de-veau, qui ne savent plus comment cacher la grave maladie de sa maman, alors que papa est « aux Amériques »…
Et, comme d’habitude, j’ai relevé, ci et là, quelques phrases qui donnent le ton de l’ouvrage…
- « Et s’il les observait tant et tant, ses petites bêtes (des abeilles) – comme il disait-, c’était parce qu’elles avaient plus à lui apprendre que la fourberie, la lâcheté, la futilité des hommes. »
- « On entre dans la vie par des épreuves. On est reconnu par les siens pour ses capacités d’endurance. Parfois, aussi, on est rejeté. Le progrès a voulu gommer ces rites chevaleresques. Et tant d’autres, tout aussi cruels, les ont remplacés. »
- « Pour qu’il y ait des riches, il faut que des pauvres travaillent pour eux. »
Et, cette sublime déclaration du grand-père à son petit-fils Cyril :
- Tu verras, toi aussi, tu seras triste le jour où tes enfants quitteront le nid familial. On se rassure. On se dit : une page est tournée. C’est la vie. Mais voilà, c’est une affaire dont on ne se console jamais. L’existence n’est faite que de pages qui se tournent. Et à la longue, tout s’efface. Les souvenirs. Les plaisirs des jours. Les rêves, aussi.
(…) La vérité, c’est ce qui donne du courage. Et le mensonge n’est qu’une fuite.
(Rubrique mi-août 2009)
Tisserands de Compostelle
Il y a deux décennies, au temps où un certain « confort » n’était pas encore de mise aux étapes et dans l’infrastructure routière, j’ai personnellement pérégriné sur le Chemin de Compostelle durant quelque 2.000 kilomètres pédestres, du Puy-en-Velay à la Galice, avec, par la suite, quelques incursions sur le Chemin d’Arles, principalement en milieu cathare, et sur celui de Vézelay, cité chère à l’auteur bourguignon Henri Vincenot.
Traditionet repère sociétal
Ma démarche se voulait culturelle, spiritualiste et sportive et je retiens de ce moment privilégié de mon existence la devise bien connue de tout jacquet (pèlerin de Compostelle) : « Mourir pour renaître à un nouvel Homme ».
A l’heure actuelle, c’est par dizaines de milliers que des gens parcourent ce chemininitiatique vers la Galice et je m’en réjouis : la Tradition se poursuit à travers le temps et l’espace, malgré les aléas d’une société qui semble avoir perdu quelques-uns de ses repères fondamentaux.
Dans tout ce contexte, le « Camino »reste un repère et c’est tant mieux. Marque ou empreinte religieuse pour la majorité, démarche spiritualiste, ésotérique, historique, touristique, sportive… pour certains, peu importe, on revient toujours « autre » de Compostelle.
Yvette et Eric, couple de sexagénaires bruxellois, viennent d’entreprendre leurs premiers pas de pèlerins en territoire espagnol et ils ont parfaitement résumé ceux-ci :
« Ne marche pas devant moi, je ne saurais pas te suivre…
Ne marche pas derrière moi, je ne saurais être ton guide.
Marche à mes côtés et je serai ton ami… »
Ils sont entrés dans l’immense famille des jacquaires (autre nom donné au pèlerin de Compostelle) et ce « label » personne ne pourra jamais le leur (re)prendre et il restera à tout jamais gravé dans leur mémoire.
Réconciliation et émotion
Marcher, courir, rouler (à vélo)…, tous, jeunes, femmes, âgés, hommes, toutes classes et nationalités confondues, forment ce long ruban aux desseins personnels, communs, intimes, généraux…La magie du « Camino » réunit tous ces gens et c’est bien ainsi.
Gilbert et Marie-Odile, des Alsaciens en couple depuis 1979, ont entrepris leur premier« Compostelle » en 1987pour trois raisons : essayer de soulager un parent atteint de mucoviscidose et intercéder pour sa guérison, donner naissance à un troisième enfant, après le décès de leur bébé à peine âgé de deux mois, et, enfin, quel programme !, « le désir vital de briser le verrou du quotidien ».
En une cinquantaine d’étapes, ils ont parcouru plus de 1.600 kilomètres et en est sorti un très bel ouvrage « Mon cœur est une étoile » ou « Lettres sur le Chemin de Compostelle ».
Mais, quand on a « goûté » à Compostelle, il est très difficile d’oublier et de s’en défaire. Alors, d’aucuns reprennent leur bâton de pèlerin et, certains, la plume.
Dans « Tisserands de Compostelle » ou « En famille sur la Voie de Tours », Gilbert Mosser explique ce retour sur ces tronçons historiques qui mènent jusqu’aux Pyrénées, endroit d’où démarre le véritable « Camino » (à peu près 800 km jusqu’en Galice).
Ces itinéraires compostellans partent d’Aix-la-Chapelle, des Pays-Bas, d’Angleterre, des pays nordiques, de Bruxelles, de Vézelay, de Paris, de Tours, d’Arles, du Puy-en-Velay, parcourent la « Voie littorale », viennent de Suisse…
Alors,à travers l’écrit de Gilbert Mosser, par ailleurs journaliste au quotidien « L’Alsace », c’est toute la puissance sacrée du Chemin qui resurgit. Sacrée dans le sens où ce terme signifie aussi ce qui élève l’Esprit au-dessus de la matière.
Cette écriture en forme de journal de campagne, d’aventure, où, par ci par là, pointe une confidence :
« La vie, je t’aime ! L’émotion m’étreint. Me bouscule. Je me sens une envie de hurler, de crier, d’éructer… de murmurer le plus doux, le plus tendre. Et ce n’est que le début !
Tant de fois nous avons accueilli, tant de fois nous avons été reçus. Tant de fois nous nous sommes disputés. Inlassablement nous nous sommes complus dans la Réconciliation !
Secoués, remués par des sentiments d’une rare force, nous nous envolons vers notre sanctuaire intérieur ! Quand comprendrons-nous que nous ne cessons pas de nous aimer parce que nous nous engueulons ? »
« Tisserands de Compostelle » par Gilbert Mosser avec une préface d’Odette Pactat-Didier, est disponible chez l’auteur 1 rue de la Chaîne – 67140 Andlau (France) au prix de 15 euros plus éventuellement les frais d’envoi de 3 euros.
(Rubrique d'août 2009)
La « nounou » chez les gros bourgeois
Je le dis franchement : la grosse bourgeoisie du XIXe siècle avec ses histoires d’immenses fortunes, de convenances hypocrites, de bondieuseries, de paternalisme intéressé et de faux humanisme, m’ennuie profondément.
Néanmoins, pour mieux connaître ce milieu, je vous conseille la lecture de « Nounou » de Michel Jeury (Pocket) qui raconte le séjour de Céline, jeune mère du Morvan qui va à Paris pour survivre en allaitant un bébé de la bourgeoisie tout en laissant son propre enfant au pays. Un enfant qui, d’ailleurs, faute de soins va mourir.
Céline est jolie,un peu naïve, et, bien entendu, certains en profitent…
Tel le médecin, ami de la famille bourgeoise : « Je fais profession de palper des mamelles. J’ai la main plus douce qu’une sœur de charité et je ne pince jamais les tétins… »
Réaction de Céline : « Le docteur lorgnait ma poitrine, comme un trésor qu’il eût conquis, et je commençais à croire que c’en était un ! »
Plus tard, elle sera un peu moins naïve et constatera : « Je n’étais qu’une marchandise dont les riches disposaient à leur fantaisie… »
D’autres profiteront de la jeune femme, l’irascible « Madame », la patronne, qui l’humiliera, un membre de cette famille fortunée (qui participa avec Eiffel, à la construction de la célèbre tour) qui lui fera un enfant en « catimini », etc.
« Un roman réaliste », a-t-il été écrit. Triste réalité…
Lu dans « Coulisses », revue des Arts et Lettres de France :
« Pierre Guelff est un journaliste connu. Mais il n’est pas uniquement journaliste. C’est un authentique et original écrivain, s’intéressant surtout à l’histoire, aux symboles, au Sacré.
Ses récits ne sont pas seulement tirés de savantes compilations d’archives. Il s’attache aux faits peu connus ou ignorés du profane, qu’il pare d’une aura de légende.
Il nous expliqua sa manière de préparer ses écrits : par des voyages, des visites aux endroits curieux ou sacrés, de menus faits ou recherches : des tableaux, un vitrail l’amenant à certaines investigations.
Une passionnante découverte, pour nous, de la manière dont une œuvre s’élabore dans le cœur et l’esprit de son auteur. »
Lu dans le répertoire de l’Association des écrivains belges de langue française :
“Après des études techniques, Pierre Guelff travaille comme technicien dans l’industrie puis comme coopérant en Algérie. Ensuite, nouvelles études : régent technique et journalisme. Il devient enseignant puis membre de la direction d’une école de la Ville de Bruxelles.
A 45 ans, il réoriente sa carrière et devient journaliste professionnel. De 1991 à 2006, il est chroniqueur judiciaire et journaliste d’investigation. Depuis 2007, il est écrivain à part entière (thèmes : spiritualité, franc-maçonnerie, lieux sacrés, initiation...)”
. Belgique mystérieuse, insolite et sacrée, Editions Jourdan, Belgique-France, 2007.
Vous pensiez connaître la Belgique ?
Saviez-vous que la Belgique est parsemée de souterrains énigmatiques, d’empreintes des Templiers, de trésors cachés, d’alignements astronomiques, de dolmens, de puits à l’eau lustrale, de symboles maçonniques, de lieux sacrés, de sites maudits, de figures diaboliques, de Vierges Noires… ? Ainsi, la Belgique recèle d’innombrables endroits où se côtoient le mystère, les faits historiques et insolites, les légendes séculaires et des symboles venus de la nuit des temps.
Ce préambule est l’introduction de la quatrième de couverture (C4 dans le jargon de l’édition) de mon ouvrage « Belgique mystérieuse, insolite et sacrée » (Editions Jourdan) disponible en librairie, à la FNAC, Club, Belgique Loisirs, dans les grandes surfaces… à la mi-novembre. Une C4 qui se poursuit de cette manière :« L’auteur vous guidera à travers ce patrimoine trop souvent méconnu ou oublié, ou que nous visitons sans en percevoir la subtile origine ou l’antique affectation : les mystérieux signes muraux du Rouge-Cloître d’Auderghem, l’étrange VITRIOL du Parc royal de Bruxelles, le cachot cher à Victor Hugo dans les ruines de Villers-la-Ville, le lait de la Sainte Vierge à Namur, les signes compagnonniques de Mons, Liège et ses énigmes moyenâgeuses, la visite de Nostradamus à Orval, la surprenante grotte de Godefroy à Bouillon, Rubens et l’énigmatique Marie Madeleine à Anvers, la maléfique Maison des apôtres d’Alden Biezen… »
L’équipe des Editions Jourdan conclut cette présentation :« Pierre Guelff, dans une démarche journalistique et rationnelle, nous donne une mine d’informations pour découvrir, approfondir et étendre nos connaissances. »
J’espère que vous partagerez leur avis particulièrement élogieux à mon égard !
. Le Diable et la Sorcière, Editions Chloé des Lys, Belgique, 2007 : disponible par correspondance chez l’éditeur (Editions Chloé des Lys, Rue de Maulde 26, 7534 Barry, Téléphone et fax : +32 069 84 74 94, courriel : chloe.deslys@scarlet.be) au prix de 15,10 euros, port compris, et au « Vi Ramon » à Cornimont, 19 Grand-Rue à 5555 Cornimont, Téléphone : +32 061 50 13 10, ainsi qu’une plaquette A5 du même ouvrage au prix de 6 euros
. Le Petit livre du Politiquement incorrect, PGF, Belgique, 2005 : encore disponible dans les Bookshops d’Oxfam.
VIA INTERNET :
Pas moins de 80 sites (Belgique, France, Suisse, Espagne, Luxembourg et Pays-Bas) de commandes de livres - devenus introuvables en librairies - sont sur Internet. Sélectionnez Google et tapez Pierre Guelff et vous les découvrirez !
. Henri Suetens : le cancer, ma bataille, Editions Frédéric, Braine-L’Alleud, 1990.
. Sur les traces des Enfants de Salomon, Editions Frédéric, Braine-L’Alleud, 1991.
. Le Matin des Géobiologues, Editions Savoir pour Etre, Bruxelles, 1992.
. Sorcières, porte-bonheur, Les Presses du Lion, 1995. Rééditions : 2000 et 2002.
. Elle, Editions PGF, Bruxelles, 2001.
Critiques
« La flatterie est comme l’eau de Cologne, elle doit être sentie, non avalée. » (Josh Billings)
« Ne flattez pas vos amis, leurs ennemis s’en chargent. » (Précepte maçonnique)
. Belgique mystérieuse, insolite et sacrée, Editions Jourdan, Belgique-France, 2007.
- Le Soir : "Une balade riche et didactique dans nos villes et villages enracinés dans l'insolite. L'insolite, le sacré, les légendes, le mystérieux ! Voilà qui titille les esprits. Qui nourrit les passions et engendre même les rêves, voire les délires les plus fous. Mais c'est sans voyeurisme et avec beaucoup de recherches bibliographiques et de terrain que le journaliste Pierre Guelff a rédigé un ouvrage sur la Belgique mystérieuse, insolite et sacrée."
- Fnac.be : « En route pour les lieux mystérieux, extraordinaires et insolites de Belgique, en passant en revue les théories scientifiques, ésotériques… ou fantaisistes. »
- Club Magazine : « Pour la première fois, un guide sérieux, réfléchi, richement illustré… »
- Bel RTL : « A lire par tous ceux qui sont en quête de mystère. »
- Vivat.be : « Une belle plongée dans la marmite de notre histoire, de nos peurs, de nos croyances… »
- Vers l’Avenir : « C’est bien ce qu’on attend avant tout d’un tel ouvrage : qu’il nous fasse rêver. »
- hiram.be : « Quel que soit le sentiment que chacun éprouve par rapport à ces théories ou à toutes ces histoires de pierres mystérieuses, de fées, de dragons, de sorcières…, ce livre reste un bon prétexte à balades. »
- Radio Antipode : « Pour une visite guidée peu classique dans notre pays. »
- creARTure : « Indispensable pour les voyageurs de l’étrange et de l’insolite que nous sommes. »
- Les Carnets Secrets Magazine : « La Belgique est revisitée sous le jour du symbolisme, mais aussi des mystères, des signes maçonniques ou encore de la visite de Nostradamus à Orval… »
- Site « France Secret » : « Guide dont il faut absolument se munir pour parcourir la Belgique d’une autre façon, par les chemins détournés et mystérieux, parsemés d’histoires de sorcières, de saints guérisseurs ou d’allusions maçonniques. »
- Ciné-Télé Revue : « Gageons que cet ouvrage fera le bonheur des explorateurs en chambre mais aussi de tous ceux qui adorent profiter de leur temps libre pour partir à la découverte de l’insolite, de l’étrange, qui se trouve, parfois, à portée de main, dissimulé dans une église ou bien en vue sur le porche d’un hôtel de ville. »
- Le Monde du Livre : « Pierre Guelff aime s’attacher aux faits peu connus du profane. »
- TV 5 Monde : « Pierre Guelff aime fouiner, dans le bon sens du terme ! »
- Télétourisme-RTBF-TV : « Passionnant, ce livre ! »
- Le Soir Magazine : "Le nouveau compagnon de toutes les promenades..."
. Le Diable et la Sorcière, essai, Editions Chloé des Lys, Belgique, 2007.
- Forum Chloé des Lys : « Cela se lit comme un article de presse. L’auteur sait faire vivre un texte, aucun doute là-dessus. Les pages défilent sans qu’on s’en rende compte. C’est varié, souvent drôle et pas démoniaque pour un sou. » (Bob Baudouin, auteur)
- Blog cre-art-ure : « Pierre Guelff est un baroudeur de l’écrit. Spécialiste de l’ésotérisme et du sacré, c’est dans cette catégorie qu’il a puisé pour nous concocter ce nouvel essai extrêmement bien documenté sur ces sulfureux personnages qu’il se met même en devoir de réhabiliter. Toujours égal à lui-même. A découvrir. »
. Charleroi-Bagdad, vie et parcours d’une kamikaze belge, Editions Jourdan le Clercq, Paris et Bruxelles, 2006.
- Le Soir Magazine : “Au fil des pages se déroule une odyssée tragique, quasi incompréhensible, qui se terminera avec la boucherie de Baqouba. L’histoire de Muriel Degauque est exemplaire. On espère qu’elle demeurera singulière.”
- Père Ubu : “On ne sait ce que l’on doit admirer dans la biographie de Pierre Guelff, son souci de suivre l’actualité la plus brûlante ou sa recherche de tout ce qui est ésotérique (...). Il connaît bien le sujet de l’Islam...”
- Ciné-Télé Revue : “Un ouvrage unique par la profondeur de ses recherches et par la quantité des renseignements qu’il fournit.”
- Metro : “Pas de voyeurisme mal placé ici mais plutôt des pistes de réflexions fouillées et des témoignages inédits, pour tenter d’apporter des éléments de réponses, tout en prenant grand soin d’éviter tout amalgame.”
- Al Jazeera TV : “Ce livre est une référence.”
- Revue de la Presse Périodique : « L’épigraphe de Saint-Exupéry et la conclusion du livre transmettent le même message : de la différence naît l’enrichissement ; le dialogue, l’échange sont gages d’entente. »
. Le Petit livre du Politiquement incorrect, PGF, Belgique, 2005.
- Ciné-Télé Revue : “Dans cet ouvrage, qui est un recueil de nombreuses réflexions sur l’actualité, Pierre Guelff analyse sans concession notre société, à travers les domaines les plus variés : la justice, la politique, l’écologie, la télévision, l’éducation, le sport... Direct, informatif et riche en retombées.”
- Revue de la Presse Périodique : “Pierre Guelff n’a jamais usé de la langue de bois !”
- Wolu News : « Un regard décapant et sans compromission sur la société ! »
. La saga Dutroux, chronique d’un scandale politico-judiciaire, Editions Rouchon, France, 2004.
- Ciné-Télé Revue : « Un ouvrage indispensable pour tout savoir sur le procès du siècle. »
- France Dimanche : « Un journaliste d’investigation publie, enfin, le fruit de huit années d’enquête. Une plongée en eaux troubles au cœur de l’affaire Dutroux. »
- La Dernière Heure : « Une nouvelle pièce à ajouter au dossier ! »
- La Capitale : « Ce livre-vérité comporte des documents, des témoignages poignants ou révoltants. Pierre Guelff, chroniqueur judiciaire, évoque la réalité humaine, parfois insoupçonnée, dans ce monde où certains hommes sont dangereux. »
. Marc Dutroux : le procès de la honte, Editions Rouchon, France, 2004.
- La Dernière Heure : « Le livre de Pierre Guelff consacré au procès Dutroux devrait susciter la curiosité du public belge secoué par une affaire qui le dépasse et qui a ébranlé le pays tout entier. »
. Le Cherchant de Lumière, Editions des Trois Monts, France, 1999.
- Espace Communication News : « Ce livre peut dérouter au début, ensuite il développe plusieurs réflexions de vie particulièrement intéressantes. »
- Europe 1 : « Pierre Guelff nous vient de Belgique et, pourtant, il nous en apprend des choses sur la France insolite, mystérieuse et spirituelle. »
- Ciné-Télé Revue : « Un ouvrage riche d’enseignements. »
- Le Monde de l’Inconnu : « Un livre pour tous ceux que la spiritualité intéresse. »
- La Lanterne : « En découvrant cet ouvrage, on se dit qu’Ixelles n’est pas une commune comme les autres. Elle dégage ce petit quelque chose qui fait d’elle une entité éternelle… Ce livre se lit tout simplement comme un roman. »
- La Dernière Heure : « L’auteur évite les pièges d’une histoire austère, pas de grande théorie donc sur l’évolution d’Ixelles, mais des petits coups de flash sur le côté insolite de cette cité. Chacune des pages de cet ouvrage cache des anecdotes plus croustillantes les unes que les autres. »
- Le Soir : « Une balade futile mais pas nécessairement désagréable. »
. Guide sacré du Chemin de Compostelle, Les Presses du Lion, Courcelles, 1995.
- Vlan : « Un livre qui passionnera tous les pèlerins de Compostelle, comme tous ceux qui s’intéressent, de près comme de loin, à ce voyage mystérieux et initiatique. »
. René Théwissen, coupable ou innocent, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994.
- Publi-Choc : « Homme généreux, guérisseur de talent ou charlatan ? A découvrir dans l’ouvrage de Pierre Guelff ! Un livre qui va au bout des questions et des réponses. »
- Entre Amis : « Pierre Guelff n’a pas oublié qu’être journaliste présuppose une certaine honnêteté, une certaine déontologie. »
. Moi, Nathalie, violée par mon père, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994.
- Le Vif-L’Express : « Pour tenter d’empêcher que, demain, d’autres incestes restent impunis. »
- Vers l’Avenir : « Dans le livre de Pierre Guelff, la jeune femme témoigne à visage découvert… »
- La Nouvelle Gazette : « Pendant près de quinze ans, cette jeune habitante de l’entité de Chimay a subi des sévices sexuels. Aujourd’hui, elle en parle dans ce livre… »
- La Dernière Heure : « Si aujourd’hui Nathalie a l’air heureuse, elle avoue avoir eu du mal à passer le cap, à parler de son aventure. C’est pour cela qu’elle se bat. Pour que les victimes de l’inceste, comme elle, aient un vrai recours en justice et quelqu’un à qui parler, en cas de détresse. »
- La Meuse : « Un bouleversant témoignage. »
- La Lanterne : « Nathalie, 29 ans, a brisé la loi du silence dans le livre consacré au drame qu’elle a vécu. »
- Le Rappel : « Le témoignage de Nathalie est sensationnel, dans tous les sens du terme. D’abord, il frappe l’imagination. Ensuite, c’est une des trop rares fois qu’une jeune femme parle des outrages qu’elle a subis. »
- Le Peuple : « Nathalie veut rompre le silence de l’inceste. Ce livre est le témoignage vivant de 15 ans de blessure au quotidien. »
. Dialogue entre un prêtre traditionaliste et un franc-maçon, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994.
- La Petite Lanterne : « On connaît l’intégrité de Pierre Guelff dont un grand intérêt le pousse vers des sujets ésotériques et occultes dans le but de rendre, justement à ces sujets, clarté et compréhension pour tous ! Tout au long de ce bouquin, il dialogue avec le Père Samuel et s’informe, et son esprit curieux va jusqu’au fond des choses. »
- L’Ecu : « Dans son ouvrage consacré au Père Samuel, Pierre Guelff tente de cerner au travers de sa propre conception religieuse, la personnalité d’un homme qui ne laisse et ne doit laisser personne indifférent… »
- Le Bibliothécaire : « C’est donc en compagnie d’un spécialiste de l’ésotérisme qui se base sur des faits historiques que le lecteur va être plongé dans un voyage vraiment extraordinaire. »
- Le Vif- L’Express : « Pierre Guelff pratique l’art de pister le mystère au cœur de la réalité… pour faire réfléchir et faire rêver. »
- Télé-Tourisme (RTBF) : « Ceux, de plus en plus nombreux, qui apprécient l’ésotérisme, sauront gré à Pierre Guelff de leur proposer des « clés » de découvertes, pour quelques-uns des sites touristiques ou particularités que l’on peut voir dans nos régions. Le livre se lit très facilement et mérite un coup d’œil… même des plus sceptiques. »
. La mystérieuse saga des Templiers, Editions Savoir pour Être, 1993.
- Vlan : « Dès qu’il s’agit de mystères, de lieux sacrés, d’ésotérisme, de sciences parallèles, notre confrère Pierre Guelff est intarissable. Un livre passionnant. »
- Publi-Choc : « Avis aux passionnés du sujet : lisez cet ouvrage ! »
- Culture&Traditions : « Cet ouvrage est considéré comme une référence dans le monde de l’ésotérisme. »
. Père Samuel, prêtre, guérisseur et exorciste, Editions Savoir pour Être, Bruxelles, 1993.
- La Dernière Heure : « Intégriste pour les uns, saint homme pour les autres, le Père Samuel a le mérite de ne laisser personne indifférent et Pierre Guelff s’attache à retracer son parcours dans cet ouvrage abondamment illustré. »
- Publi-Choc : « A défaut de faire l’unanimité sur foi de sa seule générosité, même parmi ses pairs de l’Eglise, le Père Samuel intrigue et suscite les interrogations. Pour cette raison, un livre s’imposait. Pas une hagiographie, bien entendu, ni une attaque en règle. La vérité est difficile à trouver, encore faut-il la chercher. »
. Le Matin des Géobiologues, Editions Savoir pour Être, Bruxelles, 1992.
- Dimanche Matin : « Pierre Guelff est un journaliste passionné de sacré, d’ésotérisme, de recherches sur le compagnonnage, sur les sociétés secrètes. Il a publié avec succès plusieurs ouvrages et consacre, cette fois, un petit livre à la géobiologie. On y croit ou non. Dans le premier cas, le livre de Pierre Guelff se lira comme un codicille de la bible. Dans l’autre, on pensera « charabia »
- Vlan : « Un ouvrage à consulter pour plus de bien-être. »
- Le Bibliothécaire : « Un véritable constat d’espoir grâce à un témoignage riche en rebondissements. »
- La Dernière Heure : « A lire évidemment en visitant les sites décrits. »
- Vlan : « A la lecture de cet ouvrage, on comprend mieux pourquoi, à chaque fois que l’on se trouve dans des lieux légendaires, une force sacrée et magique nous envahit. »
- Père Ubu : « Pour satisfaire notre soif de l’étrange, Pierre Guelff devient un guide intéressant et passionné. »
- Publi-Choc : « Journaliste de terrain, Pierre Guelff est celui qui questionne et enquête, qui visite les coins mystérieux de notre joli pays et écrit des livres ! »
- Faits d’Evere : « Pierre Guelff ? L’amour des vieilles pierres ! »
- Le Bibliothécaire : « Pierre Guelff fouille dans la mémoire collective, relit de vieilles légendes, dialogue avec des Sages et, en tant que journaliste de terrain, il compare, mesure, vérifie…et tire la conclusion que même le non-voyant est susceptible de ressentir une certaine Force dans des Sites Sacrés et Magiques qu’il a visités de manière particulière. »
. Sur les traces des Enfants de Salomon, Editions Frédéric, Braine-L’Alleud, 1991.
- Centre-France : « Le site exceptionnel du Puy-en-Velay suscite parfois des engouements passionnés… Ce livre de Pierre Guelff est très poétique… »
- Père Ubu : « La couverture présente une équerre et un compas (ça fait vendre) et le verso nous montre une photo de l’auteur (ça risque d’être moins engageant) »
- Télé-Tourisme (RTBF) : « Il ressort du pèlerinage de Pierre Guelff sur les routes d’Auvergne, de Bourgogne, d’Ardennes et du Brabant un passionnant et étonnant ouvrage, où le mystérieux au service de l’homme est du sacré. »
. Henri Suetens : le cancer, ma bataille, Editions Frédéric, Braine-L’Alleud, 1990.
- Le Soir : « Nageur émérite, plusieurs fois vainqueur de la Manche, recordman des 24 Heures en piscine, Henri Suetens a commencé sa deuxième vie après la quarantaine, en tant que fondateur et président de l’Association sportive contre le cancer. Retracer cette double carrière n’a donc pas été une mince affaire. »
. Long est le Chemin de Compostelle, Dédale Editions, Paris, 1990.
- Le Bibliothécaire : « Une manière étonnante de sacraliser notre vieille terre d’Occident. »
- La Cité : « Une description succincte et souvent savoureuse des sites et des trésors architecturaux et artistiques architecturaux ou entrevus. »
- La Dernière Heure : « Si cet ouvrage se lit un peu comme un roman d’aventures, il fourmille surtout de références historiques, ésotériques et aborde aussi l’aspect actuel d’un pèlerinage. »
Le temps passe si vite… La mémoire est parfois fragilisée… Certaines « vérités » sont toujours d’actualité… Alors, pour ne pas oublier, voici quelques archives.
·
Franc-Maçonnerie, complot et alchimie
Au printemps 2009, dans le cadre du Salon du Livre de Paris, j’ai été invité par l’animateur Jean-Claude Carton à participer à son émission nocturne « Toutes les étoiles en parlent » programmée sur idFM, radio du Val-d’Oise qui compte quelque 300.000 auditeurs quotidiens à Paris et en Île-de-France.
Lors de cette émission, il y avait un autre invité, Richard Khaitzine, écrivain (« Comprendre l’alchimie », « Le comte de Saint Germain »…), scénariste, conférencier et historien très connu.
L’auditeur, comme l’internaute qui peut également suivre l’émission sur le web, a la possibilité d’intervenir en direct.
Ma présence en studio de 23 heures à 2 heures du matin, a surtout déclenché un nombre impressionnant de questions et de réactions quand j’ai abordé le thème de la Franc-Maçonnerie dans la dernière heure de l’émission !
Assurément, la transparence, le fait de contrecarrer les fantasmes par des exemples probants, un discours simple sans être simpliste…, ont donc donné l’occasion d’échanges particulièrement fructueux.
Parallèlement, mon site internet a connu quatre fois plus de visites provenant de toute la France qu’à l’ordinaire. Incontestablement, la Franc-Maçonnerie est un sujet qui intéresse le commun des mortels, certains étant en recherche !
Voici de larges extraits de cette heure franc-maçonne sur les ondes françaises…
Jean-Claude Carton : Vous m’avez fait parvenir en service de presse « Le Petit Livre de la Sagesse et de l’Esprit maçonniques » que vous avez publié aux Editions Jourdan et, aujourd’hui, vous écrivez un autre livre sur la Franc-Maçonnerie, ai-je lu sur votre site internet…
Pierre Guelff : …et, dans quelques heures, je vais me rendre à la rue Cadetà Paris, là où se situe le siège du Grand Orient de France, pour couvrir, comme on dit dans le jargon journalistique, une manifestation antimaçonnique organisée par des catholiques ultraconservateurs, événement que je compte relater dans mon futur ouvrage. L’idée de celui-ci découle de mon émission télévisée consacrée à « Bruxelles, capitale architecturale franc-maçonne ». La manifestation au Grand Orient consistera en une séance de prière pour la conversion des francs-maçons (rires dans le studio). Cela peut peut-être faire rire, mais je respecte ces gens dans leur croyance…
Richard Khaitzine : Je souris… J’ai aussi été invité à y aller, mais je n’ai pas le temps… C’est une excuse que l’on donne quand on n’a pas envie d’aller quelque part !
P.G. : J’y vais sur un plan professionnel et puis parce que je suis franc-maçon et que je veux aller à l’écoute et au dialogue.
J.C.C. : C’est bien de le dire, Pierre Guelff !
P.G. : Je vais leur invoquer la rencontre entre Monseigneur Danneels et le Grand Maître du Grand Orient de Belgique où, pour la première fois depuis des siècles, ces deux « entités », philosophique et religieuses, ont dialogué entre elles. (…) Cette ouverture me paraît importante.
R.K. : C’est une avancée !
J.C.C. : J’ouvre le « Petit Livre de la Sagesse et de l’Esprit maçonniques », une sorte de calendrier perpétuel, et à la page du 12 mars, c’est-à-dire aujourd’hui pour quelques minutes encore, je lis cette citation de Michel Poirault : « Mes frères, nous ne sommes peut-être pas du même sang, mais bien du même compagnonnage, qui a pour racine le mot « compagnie ». Et, au 13 mars, je lis ce que vous avez attribué à Hugo Pratt et que j’estime en accord avec la situation que vit l’humanité en ce moment : « Je ne peux pas changer le monde… alors, j’essaie d’éviter les injustices et les malentendus qui le gouvernent. » Cela mériterait toute une nuit de débat !
P.G. : Et même 530 nuits puisqu’il y a 530 citations dans mon livre ! (rires dans le studio). (…) La Franc-Maçonnerie est actuellement attaquée d’une manière très troublante et cela rappelle de mauvais moments.
J.C.C. : Vous pensez à l’Inquisition ?
R.K. : Et à la dernière Guerre Mondiale !
P.G. : Bien sûr ! Mais surtout à la chasse effrénée aux francs-maçons organisée par les nazis. (…) Je crois qu’il est grand temps de réhabiliter, pour peu qu’elle doive l’être, la Franc-Maçonnerie. Je me suis toujours dévoilé, « sans honte », mais je peux comprendre que des Sœurs et des Frères ne le fassent pas car la chasse aux sorcières qui est faite entraîne parfois la prudence dans notre société… (…) Mais, quand on dit : « Vous savez, Mozart,Goethe, Twain… étaient francs-maçons… », quand on dit qu’il n’y a peut-être que 20% de francs-maçons qui sont anticléricaux ouqui refusent de faire référence au Grand Architecte de l’Univers, quand j’annonce que je travaille dans une Loge où la Bible est ouverte à l’évangile de saint Jean, le patron des initiés, cela permet de clarifier certaines choses. Je rappelle, également, l’histoire de la Loge « Liberté chérie » qui fonctionna, dans la clandestinité d’un camp de concentration en 1943, grâce à l’appui de prêtres catholiques qui veillaient au grain, et l’inverse était vrai, puisque les messes étaient interdites en ce lieu !
Je viens de lire « L’Express » qui titre sur le contre-pouvoir franc-maçon à l’Elysée… D’accord !, il ne faut pas nier qu’il y a des francs-maçons affairistes, mais, généralement, les francs-maçons travaillent sur eux pour essayer d’avoir une société un peu moins « mauvaise » que ce qu’elle est à l’heure actuelle ! (…)
L’évêque et le complot
J.C.C. : En préparant l’émission, je suis tombé sur l’information suivante émanant du blog « Christ-Roi » (« Pour la France libre, indépendante et souveraine ») : l’affaire de l’évêque Williamson (négationnisme) est affaire de complot maçonnique, selon le site hiram.be
P.G. : Mettons les choses au point : ce site hiram.be ne fait pas l’apologie de ce type de propos, il ne fait que le répercuter au titre d’information ! D’ailleurs, hiram.be est un webblog de la Franc-Maçonnerie !
Ceci précisé, j’ai lu sur un autre blog que le signe du « cornuto » fait avec les doigts et représentant une tête de diable, est un signe de ralliement maçonnique. On voit sur ce blog des politiques, tels Bush, Clinton, Sarkozy…, le faire et, même, Spiderman ! (rires dans le studio). Bref, ils en sont là dans le ridicule. Qu’ils reviennent les pieds sur terre et arrêtent de fantasmer avec certaines choses, c’est mon message à ces gens-là.
R.K. : Je ne suis pas soupçonnable d’être « partisan ». Si Pierre Guelff a avoué très honnêtement être franc-maçon…
P.G. : …ce n’est pas une question d’« avouer » !...
R.K. : …je ne le suis pas, mais j’ai beaucoup d’amis qui le sont et qui viennent me chercher pour donner des conférences sur le symbolisme de la Franc-Maçonnerie opérative…
P.G. : …je suis dans une Loge qui travaille au Rite Opératif de Salomon…
R.K. : Donc, nous sommes sur la même longueur d’onde ! Pierre Guelff a raison quand il dit qu’il ne faut pas confondre anticléricalisme et Franc-Maçonnerie…
J.C.C. : Mais, vous savez bien que, tous les ans, dans des magazines comme « Le Point », « L’Express »…, c’est de bon ton d’ouvrir un dossier consacré à la Franc-Maçonnerie et, quand on a lu l’article, on en sait moins qu’au début du reportage !
R.K. : On a tout à apprendre, même les maçons ont à apprendre !
P.G. : Un franc-maçon reste Apprenti toute sa vie ! A chaque Tenue, à chaque Planche… on a toujours quelque chose à travailler avec ses outils…
R.K. : … et à apprendre !
J.C.C. : Y a-t-il un secret maçonnique ?
P.G. : Oui ! Et, il y a autant de secrets maçonniques qu’il y a de francs-maçons !
J.C.C. : A savoir ?
P.G. : Le secret maçonnique est votre ressenti au moment de votre initiation, votre ressenti profond au moment d’une Chaîne d’Union…
Tous les rituels se retrouvent à la FNAC mais le ressenti ne sait pas y être.
J.C.C. : Il est dans votre cœur ?
P.G. : Bien sûr ! On taille la pierre brute pour obtenir une pierre polie, c’est très symbolique peut-être, mais je dis, plus modestement, que je travaille pour être un peu moins « mauvais », pour être un peu plus tolérant et être à l’écoute de l’« autre », ce que l’on apprend sur la Colonne des Apprentis en y restant silencieux.
Petit clin d’œil que j’ai lu dans « L’Express » avec ce dossier de contre-pouvoir : il n’est pas possible que Nicolas Sarkozy soit franc-maçon parce qu’il n’aurait pas pu rester un an, au moins, sans se taire !
R.K. : Historiquement, en France, les francs-maçons ont eu beaucoup d’influence lors de la IVe République, certains gouvernements ont été soutenus alors qu’ils étaient en difficulté. Mais, pour autant, il n’y a pas de complot maçonnique, ça c’est du délire d’écrivaillons qui trempent leurs plumes dans n’importe quel scandale.
Affairisme, fraternelles…
J.C.C. : Néanmoins, c’est vrai comme le disait Pierre Guelff, il y a des maçons authentiques et il y a des gens qui sont affairistes.
R.K. : Cela se retrouve dans toutes les sociétés humaines et chez les francs-maçons cela s’appelle des fraternelles, qui regroupent des gens par milieu social et par fonction.
P.G. : Aux Agapes, on peut retrouver ce type de comportement mais pas dans les Tenues ! Ce qui est très important, c’est de garder la Tradition maçonnique. J’ai un peu peur qu’un certain modernisme balaie les rituels et il faut rester vigilant par rapport à cette notion.
R.K. : Je peux comprendre que des gens aient besoin de rituel, mais, moi, ça me barbe considérablement ! Je suis un franc tireur et qu’il y a d’autres moyens… si vous avez étudié l’alchimie…
P.G. : …je n’ai pas la prétention de connaître l’alchimie et je n’ai pas votre connaissance en ce domaine.
R.K. : L’alchimie est la base du symbolisme maçonnique au moment où les Loges étaient opératives, celles qui s’intéressaient au Grand-Œuvre. (…) Il existe des états transcendantaux et, effectivement, dans les rituels on peut les obtenir. Cela arrive quand on est prêtre, quand on a travaillé suffisamment sur soi pour y arriver… (…) Un songe n’est pas un rêve.Un rêve, on dort ! C’est un fantasme dans lequel reviennent des événements du passé, du présent, etc., c’est une fantasmagorie. Un songe,vous êtes éveillé et vous avez des apports d’objets matériels que vous pouvez peser, sentir, dont vous pouvez prendre connaissance, y compris des documents.
A partir du moment où on baigne dans ce processus, on n’a pas besoin de passer par des rituels.
P.G. : Il y a une notion à laquelle vous devez quand même prêter attention, c’est l’égrégore. Quand se déroule une Tenue, quand tout le monde est en symbiose, en harmonie, il y a quand même, à ce moment-là, une énergie que, seul, chez vous, vous ne pourrez pas ressentir, développer. En Loge, il y a un ensemble fraternel, un égrégore, qui me paraît unique.
Maçon et prêtre
J.C.C. : Il me semble qu’à Bruxelles, il fallait être de la Franc-Maçonnerie pour être élu bourgmestre ou échevin…
P.G. : C’est ce que l’on dit… comme il fallait être franc-maçon pour être roi d’Angleterre ou président des Amériques !
J.C.C : Pourtant, l’Université Libre de Bruxelles a été fondée par les frères maçons, non ?
P.G. : Oui, d’accord, c’est une université pas un pouvoir politique et, historiquement, elle voulait faire le pendant à l’enseignement supérieur catholique.
J.C.C. : D’accord, mais dans « L’Histoire de Bruxelles » aux Editions Privat, je lis que l’Université Libre de Bruxelles a bénéficié largement de l’appui d’autorités communales, 25 conseillers sur 31 figuraient au nombre de ses administrateurs…
P.G. : Cela ne m’étonne pas, à partir du moment où c’est une création maçonnique, on retrouve, bien entendu, dans le conseil d’administration des maçons, comme il me semble évident que l’on trouve des ecclésiastiques dans les institutions de l’Eglise ! (rires dans le studio)
J.C.C. : Pourrait-on y retrouver des ecclésiastiques maçons ?
P.G. : Au début de mon parcours maçonnique, j’ai connu un prêtre qui était membre de ma Loge.
R.K. : Au XIXe siècle, il y avait beaucoup de prêtres maçons…
P.G. : …et il y avait même des Tenues qui se tenaient dans des monastères ! Et, pour en revenir à la manifestation de la rue Cadet, je vais aussi signaler que Monseigneur Gaillot savait qu’un de ses prêtres était franc-maçon et que cela ne le dérangeait absolument pas !
R.K. : Vous avez parlé de signe, il est important de savoir, surtout pour les jeunes lecteurs qui se lanceraient dans la lecture de Peter Pan que le livre débute par cette phrase : « Tous les enfants grandissent, sauf un. » Tout le monde comprend : « Tous les enfants grandissent, sauf Peter Pan ». Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas qu’il ne veut pas grandir, c’est le fait de ne pas pouvoir grandir. Et, ici, il y a une raison symbolique, maçonnique : c’est le passage du 1 au 2.
Comment se fait-il que l’on soit passé du 1 à 2, alors que c’est un passage forcé ? Prenons un exemple tout simple : si on élève le chiffre 1 au carré, cela donne 1, c’est l’unité stérile, elle ne produit et elle n’engendre qu’elle-même. Par contre, si vous élevez 2 au carré, vous vous éloignez très rapidement puisque vous obtenez 4. Si vous prenez ½, qui est une fraction assez proche de l’unité,élevez-le au carré et vous pourriez penser que cela va vous rapprocher de l’unité, eh bien non, elle vous éloigne car cela donne ¼, et c’est là qu’on comprend qu’il y a un passage forcé du 1 au 2.
C’est un peu l’histoire de la Bible avec Adam et Eve. On tire Eve de la côte d’Adam, ce qui n’est pas vrai, c’est plus métaphysique que ça…
Crapules, carriéristes…
J.C.C : Question d’un auditeur : « Quelle est la valeur à donner à ces articles sur la Franc-maçonnerie qui paraissent avec une régularité de métronome ? Ces articles ont l’air plutôt péjoratif et nous montrent la Franc-Maçonnerie sous un aspect crapuleux ? A quoi servent les francs-maçons aujourd’hui ? Ont-ils une aussi grande influence et utilité que ceux de l’époque des Lumières ? »
R.K. : Les articles sont nuls, quant à l’influence de la Franc-Maçonnerie elle est beaucoup plus relative qu’on veut bien le dire. Elle ne cherche pas à avoir une influence dans le monde des affaires et de la politique, des individus le souhaitent peut-être à des fins carriéristes, purement et simplement, mais ce n’est pas le but de la Maçonnerie.
P.G. : Ces articles existent et ils permettent, selon moi, un débat. Qui dit débat, dit que les francs-maçons peuvent s’expliquer, comme je l’ai fait ce soir. Les gens qui ont lu « L’Express » de cette semaine, ont une vision des choses. La journaliste qui a commis son reportage n’est pas franc-maçonne d’après ce que j’ai pu lire, donc elle a une vue extérieure à la Franc-Maçonnerie. Néanmoins, on ne parle pas beaucoup de Franc-Maçonnerie en tant que telle dans cet article, on parle de rapports humains… On dit que Xavier Bertrand, qui était ministre, est franc-maçon. Et alors ?
R. K. : Ce n’est pas le seul et ce ne sera pas le dernier !
P.G. : Il était resté tout à fait discret, ne s’était pas mis en évidence à ce sujet…
J.C.C. : Des auditeurs insistent, Pierre Guelff, pourquoi tant de secrets en Franc-Maçonnerie ?
P.G. : Je pense avoir déjà évoqué ce sujet, mais je le répète : les bibliothèques sont emplies d’ouvrages traitant de la Franc-Maçonnerie, mais je crois qu’une personne ne peut parler de ce qu’on y ressent que si elle est franc-maçonne ! Cette personne pourra lire 20.000 ouvrages sur le sujet, elle n’en aura qu’un aperçu exclusivement théorique. Mon ressenti est que la Franc-Maçonnerie se vit, avec les tripes, dans un Temple et en espérant que le travail qui y est effectué puisse essaimer à l’extérieur.
R.K. : C’est un franc-maçon qui a prôné la pilule contraceptive.
P.G. : A ce sujet, mettons les choses au point : je ne crois pas que c’est au cours d’une Tenue que l’on en a débattu, rituel maçonnique à la clef !
R.K. : Non, bien sûr, mais c’est un individu franc-maçon qui en a eu l’idée, tout comme la déclaration des Droits de l’Homme. La notion d’Europe est aussi née dans les cercles maçonniques, mais là où j’entre un petit peu en guerre avec mes amis maçons, et ils ne peuvent pas dire que j’ai tort, c’est qu’on ne les entend pas sur la notion d’Europe telle qu’elle est pratiquée à l’heure actuelle. Certains d’entre eux ont même défendu l’Europe de Maastricht qui n’est pas une Europe sociale, mais une Europe financière.
Au départ, on nous a promis la libre circulation des biens, des personnes et des idées…
P.G. : …nous sommes dans le domaine politique ! Pour ma part, l’idée d’une Europe a pris racine sur le Chemin de Compostelle. C’est d’ailleurs le premier chemin culturel européen, si je ne me trompe pas.
R.K. : Moi je parle d’une Europe structurée telle qu’on la conçoit de nos jours. L’Europe géopolitique est née dans les Loges du XVIIIe siècle. Cela étant dit, on est loin de cette conception généreuse de l’époque. L’Europe actuelle est une sorte d’organisation qui vise à mettre en place une société libérale avancée, qui n’est autre chose que du capitalisme sauvage. Une bonne partie de la crise actuelle est liée justement à cette notion européenne.
Opératifs et spéculatifs
J.C.C. : Un autre message qui s’adresse à vous, Pierre Guelff : que signifie la Franc-Maçonnerie spéculative ?
P.G. : Quand vous allez à Strasbourg, non loin de la magnifique cathédrale vous découvrez la Loge des tailleurs de pierre, des francs-maçons, qui est le lieu par excellence de la Franc-Maçonnerie opérative.
La Franc-Maçonnerie spéculative est composée de gens qui, comme moi, ne travaillent plus avec les outils à la main, mais avec des outils pris comme symboles. Exemple : le compas et l’équerre.
Le compas représente l’esprit et l’équerre la matière. En plaçant ces outils d’une certaine manière, on peut distinguer les trois grades. L’équerre posée sur le compas signifie que la matière prime sur l’esprit, c’est le grade de l’Apprenti. L’équerre et le compas croisés, c’est le grade du Compagnon, matière et esprit s’équilibrent, le compas posé sur l’équerre, c’est l’esprit qui supplante la matière et c’est le grade du Maître.
R.K. : C’est une bonne réponse ! (rires dans le studio) C’est clair, c’est net, c’est précis !
J.C.C. : Autre question d’un auditeur : le secret ne viendrait-il pas des persécutions autrefois subies par les francs-maçons.
P.G. : Nous sommes à nouveau en présence des notions de secret et de discrétion, par rapport à ceux, les Hitler, Franco…, qui ont fait la chasse aux francs-maçons.
R.K. : Pour revenir à cette notion de secret et de persécution, il suffit de se souvenir que dans les temples grecs tout se faisait dans le secret et dans la discrétion, parce que les secrets qui y étaient enseignés, les connaissances qui y étaient divulguées, n’étaient pas à la portée du profane.
J.C.C. : Le secret, par définition, est quelque chose qui ne peut pas être révélé !
R.K. : Si on livre un secret à quelqu’un qui n’est pas capable de comprendre ce qu’on lui explique, on peut lui révéler n’importe quel secret ce n’est pas pour autant qu’il sera divulgué ! Il faut le ressentir intellectuellement et émotionnellement.
Dans les temples des Mystères d’Eleusis, par exemple, on y enseignait le « grand secret » et, en cas de divulgation, c’était puni de la mort ou de la castration. C’était la culture du grain de blé…
P.G. : Je le répète : en Franc-Maçonnerie, il n’y a pas de secret, sauf le ressenti personnel ! Richard Khaitzine, qui nous dit ne pas être franc-maçon, enconnait plus sur la Franc-Maçonnerie que moi dans les rituels, dans le symbolisme, dans l’histoire… C’est indéniable ! En revanche, connaît-il le « secret maçon » ? S’il n’est pas franc-maçon, non ! Car, ce secret est en soi.
R.K. : C’est peut-être votre avis, mais pas le mien ! J’ai entendu le même raisonnement tenu par des catholiques. L’un d’eux m’a dit : « Pour être alchimiste il faut systématiquement être catholique ». Donc, le fait de pouvoir accomplir le Grand Œuvre et se réaliser serait réservé aux seuls catholiques ! C’est-à-dire, qu’un arabe n’aurait pas le droit d’y être, un asiatique non plus, un africain non plus…, alors qu’il ne faut pas oublier que l’alchimie a pénétré l’Occident par la voie arabe. Donc, je ne pense pas qu’on puisse s’enfermer dans ce genre de raisonnement intellectuel en disant qu’on ne peut pas concevoir ce qu’un franc-maçon sait si on ne fait pas le rituel et si on n’appartient pas à une Loge.
J.C.C. : Je reprends le « Petit livre de la Sagesse et de l’Esprit maçonniques » de Pierre Guelff aux Editions Jourdan, à la page 117… Je pense que la pensée de Mark Twain est belle : « Il est noble de s’instruire, mais c’est encore plus noble d’instruire les autres, et moins compliqué. »
P.G. : Pour ma part, je vais vous lire la définition du secret maçonnique donnée par le pasteur Tydeman… : "Le secret maçonnique ? C’est comme vouloir expliquer les joies de la maternité à une vieille fille. La Franc-Maçonnerie est donc comme une maternité : elle doit être vécue pour être comprise. »
R. K. : A quelle date avez-vous placé cette citation ?
P.G. : Au 17 janvier.
R.K. : Le jour de la Saint-Genou, la fête des initiés !
P.G. : Pour moi, le patron des initiés est saint Jean…
R.K. : Saint Jean parce qu’en Loge vous ouvrez vos travaux avec le livre de saint Jean, qui a été rédigé au plus tôt au IIe ou IIIe siècle. Ceci étant dit, le prologue a été entièrement marqué des livres d’Hermès, c’est pour ça que vous vous en servez en tant que livre de référence et la suite est purement et simplement copiée de l’évangile gnostique de Seram.
J.C.C. : « Laisse chaque chose prendre sa place, laisse chacune de tes affaires prendre son temps. Le cœur du fou est dans sa bouche, mais la bouche du sage se trouve dans son cœur. »… il est quand même l’inventeur du paratonnerre, Benjamin Franklin !
R.K. : Et, au sujet de sa propre mort, il disait qu’il ne fallait pas s’affliger car il reviendrait dans une nouvelle édition revue et corrigée… et bien meilleure !
J.C.C. : Question d’un auditeur : « La Franc-Maçonnerie veut nous faire croire qu’elle veut libérer l’homme de ses entraves, mais dans quel but exactement ? Spirituel ? »
P.G. : Selon ma conception, la Franc-Maçonnerie développe un humanisme spirituel.
R.K. : Je suis d’accord et il n’y a pas d’autres commentaires à faire !
Templiers, maçonnes et Société
J.C.C. : Encore une interrogation d’un auditeur : « Où est née la Franc-Maçonnerie spéculative ? En Ecosse, suite à la fuite de certains Templiers après l’exécution de Jacques de Molay ? »
P.G. : Il semblerait que l’hypothèse des Templiers ne soit pas correcte.
R.K. : Je précise que, si la Franc-Maçonnerie est vraiment devenue spéculative à partir des Constitutions d’Anderson en 1723, l’histoire des Templiers, quant à elle, est un serpent de mer… Il y a des choses troublantes… Il semblerait que les Templiers avaient été prévenus qu’il y aurait des rafles dans toute la France et ils ont donc décidé de sacrifier le « cercle extérieur » composé de Jacques de Molay, de Geoffroy de Charnay…, pour laisser partir le « cercle intérieur » avec des chariots. Contrairement à ce que l’on raconte, il ne s’agissait pas de chariots bourrés d’or. Les Templiers n’ont jamais eu de monnaie d’or, leurs seules pièces étaient en argent. Cela s’explique très bien car, au niveau alchimique, le métal de base est l’étain et c’est le métal le plus facile à transformer en argent… théoriquement.
Ces chariots seraient partis sur les routes de France, à un endroit auquel Victor Hugo fait allusion dans « Les Misérables » lorsqu’il parlede « Monsieur Madeleine » - cela évoque quand même la coquille Saint-Jacques, c’est pour ça que Proust l’évoque également – qui devient maire de Montreuil-sur-Mer.
D’après la légende, des bateaux en seraient partis à destination de l’Ecosse où l’Ordre aurait trouvé asile, une certaine protection, de la part de Robert III. Mais, nous sommes dans la spéculation.
P.G. : Tout à fait ! Une autre théorie dit que les chariots sont partis vers l’Est en allant vers l’Allemagne et Liège.
R.K. : C’est exact ! Ce qui expliquerait certains événements, très occultés, en Bohème (…) où furent organisées des fêtes purement d’inspiration rosicrucienne et alchimique…
J.C.C. : Question à Pierre Guelff à notre standard : « Il y a bien un règlement dans la société de Franc-Maçonnerie, or vous tenez à la liberté de vos membres. Où se limite cette liberté ? »
P.G. : Je suis un franc-maçon libre dans une Loge libre !
J.C.C. : Pierre Guelff, j’aime la façon dont vous écrivez, et, dans votre roman historique, « L’impératrice et l’enlumineur », il y a une envolée : « Mégalithes, Celtes, souterrains insolites, puits et sources à l’eau lustrale, alignements astronomiques, vieilles légendes, faits historiques, martyrs, cultes étranges, mages, vénérables chênes, ermites, vierges, sages, antiques pierres aux pouvoirs magiques, ruines secrètes… défilent sous les pieds de Ghislain Pierre. Il découvre qu’un lien subtil relie tous ces éléments : le Sacré. « Ce qui est inférieur est comme ce qui est supérieur, dit Hermès Trismégite, Hermès le Trois-Fois-Grand, patron des ésotéristes occidentaux. Et ce qui est supérieur est comme ce qui est inférieur, pour perpétuer les miracles d’une chose unique. »
P.G. : Cette envolée, comme vous dites, est le résultat d’un écrivain de terrain et d’un parcours de cherchant.
J.C.C. : Revenons-en aux questions d’auditeurs : « Y a-t-il une possibilité pour les femmes d’entrer en Franc-Maçonnerie ? »
P.G. : Il n’y a pas de « possibilité », c’est une situation réelle ! Il existe des Loges exclusivement masculines, exclusivement féminines et d’autres qui sont mixtes. Pour ma part, j’apprécie la mixité car la sensibilité des Frères et des Sœurs n’est pas forcément la même et c’est enrichissant !
J.C.C. : Certains auditeurs insistent : « Le terme « spiritualité » n’est-il pas banni en Franc-Maçonnerie ? »
G.P. : 80% des francs-maçons ont une approche spirituelle alors qu’une majorité fait référence au Grand Architecte de l’Univers.
R.K. : Il ne faut effectivement pas confondre spiritualité et religiosité.
J.C.C. : Et encore… Eglise et Franc-Maçonnerie…
P.G. : Franc-Maçonnerie et Eglise sont deux institutions totalement différentes. Dans la foulée, j’ajoute que la Franc-Maçonnerie ne fait pas et ne défait pas des gouvernements. Un temple maçonnique est un lieu de travail intérieur ! Mais, si cela fait plaisir à certains de fantasmer sur le complot… je suis prêt à dialoguer…
Ceci dit, tous les catholiques ne sont pas des Benoît XVI, beaucoup sont dans un message d’Amour. C’est une réflexion personnelle, qui n’engage pas la Franc-Maçonnerie !
J.C.C. : Une conclusion, Pierre Guelff, dans cette société qui va si mal…
P.G. : Il ne faut pas seulement constater que ça va mal, il faut faire en sorte que ça aille mieux !
Quelques semaines après l’émission, Jean-Claude Carton me faisait parvenir le message suivant : « L’émission a été très écoutée, et entre autres par des francs-maçons qui ont fait savoir à la direction de la radio leur satisfaction quant à son contenu. »
(*) Survivance du Moyen Âge, l’Œuvre Notre-Dame est la plus ancienne loge de tailleurs de pierres, connue depuis 1246. Son rôle fut essentiel, prépondérant, dans l’organisation des métiers des bâtisseurs dans toute l’Europe. « Sa seule fonction a toujours été d’édifier, d’embellir et d’entretenir la cathédrale ». Cette vénérable loge fut dirigée par d’illustres architectes, des maîtres, des artisans et, au fil du temps, des ingénieurs, certains sauvant l’édifice de la ruine. Assurément, la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame relève d’une illustre lignée digne du compagnonnage et des autres merveilles qui font florès sur tout le Vieux Continent : Chartres, Reims, Paris, Cologne, York, Milan, Bourges, Lausanne, Amiens, Orléans, Vézelay, Metz, Saint-Jacques-de-Compostelle…
Aujourd’hui, à Strasbourg, l’amertume est grande : il y a une dizaine d’années, l’architecte a été « déposé » par le ministère de la Culture et remplacé, « mettant lamentablement fin à cette illustre lignée et par là même à l’existence del’Œuvre qui devint vide de sens en étant réduite à la seule fonction de « musée » et de simple entreprise de gros-œuvre », ai-je lu sur place.
Après 800 ans, cette institution unique au monde a donc été frappée de plein fouet dans sa structure, ce qui, bien entendu, n’est guère rassurant.
L'AUTRE INFO du samedi 28 février 2009 : Ce jour, 6h33, à Bruxelles. Vrombissement "terrifiant", réveil en sursaut, et, dans le quartier, chats qui miaulent et chiens qui hurlent, avec l'impression que les toits vont s'envoler...
A quand le crash d'un Boeing ou autre mastodonte sur un quartier ? Alors, certainement, les décideurs politiques et autres agiront. Trop tard.
L'AUTRE INFO du mercredi 25 février 2009 : Selon "Marianne2", les "comiques" (Guillon sur France Inter, Gerra sur RTL et Canteloup sur Europe 1 - photo Le Figaro -) ont une plus forte audience que les chroniqueurs géopolitiques. Constat du magazine : "Si les auditeurs raffolent autant de l'insolence gratuite et drôle, c'est qu'ils désespèrent aussi de ce journalisme de courtisanerie dont on les abreuve par ailleurs."
Naguère, ma rubrique "Politiquement incorrecte" à Ciné-Télé Revue - 1,5 million de lecteurs par semaine ! - eut pas mal de succès - elle dura même près de dix ans ! - et suscita beaucoup de réactions... avant de passer à la trappe, usée par le temps, j'ose supposer.
L'AUTRE INFO du jeudi 19 février 2009 : Aujourd'hui, c'est le 3e anniversaire de la création de mon blog - merci à Thierry ! - et plus de 47.000 visites au compteur. Merci pour votre fidélité !
L'AUTRE INFO du jeudi 12 février 2009 : J'ai été invité à la Fête du Livre d'Autun (Bourgogne), les 18 et 19 avril 2009, au motif, selon le responsable de la Commission des auteurs, que mon roman historique "L'Impératrice et l'Enlumineur" s'est "beaucoup" vendu car "l'histoire d'Adélaïde de Bourgogne doit toucher les lecteurs de notre région." Qu'on se le dise aussi en Alsace, en Provence, dans les Ardennes, le Périgord et les Pyrénées..., autres lieux visités par mes héros !
L'AUTRE INFO du samedi 31 janvier 2009 : Indécent : 800 millions d'euros aux actionnaires d'une entreprise qui va licencier 5.000 personnes !
La vérité judiciaire
A l’issue d’un récent procès d’assises fort médiatisé, les chroniqueurs judiciaires ont, quasiment à l’unanimité,évoqué la « vérité judiciaire » à l’énoncé du verdict.
Par expérience (couverture de 300 cours d’assises !), je sais qu’elle est discutable et, malheureusement, rarement discutée !
Pourtant, des procès sont recommencés à cause d’erreurs judiciaires, non ? Parfois, là où la peine de mort est encore appliquée, c’est trop tard pour changer le cours des choses…
Je me souviens de cet accusé tout d’abord condamné à Mons à la réclusion à perpétuité pour assassinat, puis, suite à un deuxième procès à Nivelles (décidé à cause d’un vice de procédure), l’accusé ne fut plus reconnu « que » comme voleur avec violence écopant, alors, de dix ans de prison.
Même affaire, même accusé, mêmes avocats, mais autres présidents et jurés…
Où est donc la fameuse « vérité judiciaire » ?
L'AUTRE INFO du mercredi 21 janvier 2009 : Après le fraternel discours d'Obama lors de son investiture ( il y avait même du "sacré" dans cette cérémonie), l'avenir paraît ne plus se limiter à l'économique, à l'égoïsme national, à la haine... "I have a dream", du rêve à la réalité !
L'AUTRE INFO du samedi 10 janvier 2009 : La Belgique est-elle dirigée par des "imbéciles" (dans le sens clinique du terme) ? Ainsi, des politiques et fonctionnaires des Finances jugent que Jean-Denis Lejeune perçoit trop d'argent, parce qu'il n'a pas de titre universitaire, par exemple. Et, Marie Arena (PS) en rajoute une couche. Pour une histoire de voiture en leasing, elle déclare "un manque d'éthique et de morale élémentaire" ! Venant de sa part, je trouve qu'il faut oser clamer ça.
Pour moi, comme je l'ai spécifié à Jean-Denis Lejeune lui-même, l'Etat belge ne dédommagera jamais assez ses erreurs et dysfonctionnements dans l'affaire Dutroux à l'égard des familles Russo, Lejeune, Marchal, etc. Voir, aussi, ma rubrique "Forum citoyen".
L'AUTRE INFO du vendredi 9 janvier 2009 : Selon Viva Cité, il serait question d'enfin analyser 885 cheveux retrouvés dans la cache de Dutroux à Marcinelle". Poursuivre ce "dossier bis" avec le juge Langlois était un leurre, ai-je clamé sans cesse. L'annonce d'une EVENTUELLE analyse de 885 cheveux (sur 6.000) n'est-elle pas, une nouvelle fois, de la poudre aux yeux ?